mercredi 3 février 2016

En pleine saison des pluies!

La vue depuis notre terrasse.


Salut !

Voici quelques nouvelles, bien que notre vie ne soit pas des plus passionnantes en ce moment. Après notre retour de vacances à Madagascar, on reprend notre rythme de vie normal à Mayotte : boulot, plongée, kayak, plage et apéros/couchers de soleil. Hum… ça, c’est quand la saison des pluies nous laisse un peu de répit !

Un gecko, sorte de petit lézard plein de couleurs, qu'on retrouve dans toutes les maisons.

On est en pleine saison chaude, et il faut que je vous décrive un peu de quoi il s’agit, tellement ça change de ce que l’on connait en France. La saison chaude à Mayotte, c’est environ 32 à 34°C en journée, donc jusque là rien de choquant. Par contre, le taux d’humidité monte entre 80 et 100% dans l’air, qui est dépourvu du moindre vent. Et là, ça devient super désagréable ! On transpire toute la journée, et il est impossible de dormir la nuit sans climatisation. Le matin, au réveil, quand on sort de la chambre, ça fait l’effet d’un sauna dans la maison : on sort d’une pièce fraîche avec la clim, et on se retrouve dans une humidité ambiante ultra lourde.

Coucher de soleil avec vue sur les petits îlots choizils.

La saison chaude, c’est aussi la saison des pluies. C’est encore différent. La pluie à Mayotte, c’est des gouttes énormes, qui tombent en rideaux et qui vous trempent jusqu’au caleçon en deux minutes. Pas besoin de parapluie, il fait chaud, et après l’orage, on sèche. Au boulot ça complique un peu les choses. Comme on n’a pas d’installations couvertes ici, on reste dehors pour l’EPS. Heureusement, les élèves n’ont pas peur de se mouiller. La semaine dernière avec mes petits sixièmes, le cours de rugby s’est terminé avec un ventriglisse géant dans la flaque de boue du stade inondé !

Le seul avantage des longues journées de pluie, c’est que l’air se rafraichit et le soir, on respire ! Du coup, c’est décidé, on passera l’hiver prochain en France pour pouvoir mettre des pull-overs, avoir froid, boire des chocolats chauds, et faire du ski !

En attendant, on occupe nos journées comme on peut en attendant que la pluie cesse : films, livres, guitare, cuisine, films, et encore films… Il faut l’avouer, c’est pas la période qu’on préfère !

Voici la transpiration en saison chaude (non, je n'ai pas fait de sport)!
Vous comprenez pourquoi le froid nous manque?

Agathe en pleine action.

Le week-end dernier, soirée d'anniversaire pour les trente ans de Joris


Fin février, on prendra l’avion pour la Tanzanie, avec au programme : safaris à Ngorongoro et Serengeti et plongées à Zanzibar ! 
L’avantage à Mayotte, c’est qu’on est bien placé pour voyager. L’inconvénient, c’est que l’île est remplie de profs, qui ont tous les mêmes vacances au même moment et qui partent tous au même endroit (il faut réserver longtemps à l’avance au risque de ne pas pouvoir partir, ce qui nous est arrivé aux dernières vacances d’Octobre).


Petit apéro/coucher de soleil au bord de la route.


Agathe qui souffle les bougies de ses 27 balais, sur des muffins au nutella...

En plongée, nous avons terminé le module PE40, qui permet de plonger jusqu’à 40m de profondeur. Sur le retour en bateau, le moniteur a aperçu deux ailerons de dauphins. On a tous pris les masques et on s’est jeté à l’eau. C’était une mère et son petit, pas farouche pour un sou. On a pu nager avec eux une quinzaine de minutes. Une chance, car d’habitude les dauphins sont plus timides et s’échappent rapidement.


Soirée chez Anne et Maximilien, avec Jean-Jacques et Colette,
qui nous ont hébergé lors de nos premiers jours sur l'île.

La bonne nouvelle du moment, c’est qu’on va avoir de la visite à Mayotte cette année ! Yan et Aurore ont pris leurs billets et vont venir chez nous en Juin. Ça va être cool de revoir des têtes connues!

"Max, je vais réviser un peu". Quand je reviens, voici ce que je trouve...
(on réfléchit chacun à sa manière!)

A bientôt !

Même sous la pluie, la vie est belle.


Max et Agathe. 


Coucher de soleil depuis la terrasse.

vendredi 8 janvier 2016

Trois semaines en pays Malgache



Et voilà, notre séjour à Madagascar se termine, on en aura pris plein les mirettes !! Nous sommes partis de Tana (au centre) pour aller jusqu’à Tuléar (Sud-Ouest) en 4x4: c’est le circuit de la fameuse route Nationale 7. Après avoir traversé les hauts plateaux, on descend dans de grands parcs nationaux : l’un d’eux façon forêt amazonienne, un autre version massifs pyrénéens, et un dernier s’apparentant davantage au grand canyon (sans commune mesure). A la fin de cette  route nationale (le nom nous a fait rire vu son état !), on finit par des plages paradisiaques…

Petite fille heureuse de nous montrer sa cordelette. Les enfants adorent quand on leur montre
la photo qu'on a pris d'eux. Ils explosent de rire!


Madagascar est une île surprenante de part la variété de ses paysages, la diversité de ses tribus et de l’ensemble de leurs coutumes. C’est un véritable voyage dans le temps. La population est constituée d’un métissage de plusieurs cultures, ce qui fait qu’à Tana, les malgaches sont plutôt typés asiatiques et sur les côtes, davantage africains. C’est aussi un pays très pauvre où le salaire moyen est de 40 euros par mois. La corruption est telle que personne ne fait confiance au gouvernement, ni aux policiers qui contrôlent les voitures fréquemment histoire d’avoir leur petit « pourboire »,… A cause de cela, les sectes sont de plus en plus importantes à Madagascar car la population ne sait plus vers qui se tourner pour bénéficier d’un avenir meilleur (les paysans illettrés sont des proies faciles).

Ce qui est rageant, c’est que Madagascar déborde de richesses : agriculture abondante, mines de pierres précieuses, pétrole,…

Les enfants travaillent dès leur plus jeune âge (l’école n’est pas obligatoire). Il est maintenant "normal" pour nous de voir des mômes porter des sacs de pierre sur la tête, de tirer des sacs de charbon, de surveiller le troupeau de zébu, d'écosser les pois chiches, de piquer le riz... Les temps sont durs pour beaucoup, mais le sourire est toujours là.

Rien ne se perd, tout se récupère: les malgaches sont très habiles de leurs mains, chaque village a sa spécialité qu’il s’agisse de la vannerie, de la marqueterie ou encore de la sculpture sur bois. 


Place maintenant aux photos, on vous emmène à travers notre circuit sur la RN7:



Les rizières des hautes terres entre Tana (1200m d’altitude) et Antsirabe (1400m)

La lessive se fait près des rizières.

Le lac Tritiva avec son eau bleu turquoise aux abords d'Antsirabe.
                                 

Arrivés à Ambositra, bourgade toujours située dans les hautes terres, nous avons voulu voir comment vivait la tribu Zafimaniry. Il s’agit d’une population nomade qui vit de façon très reculée (sans eau ni  électricité) et dont les maisons en bois sont encastrables (pas de clous !) afin d’être démontables et pouvoir bouger au grès des saisons ou des années. Après avoir pris une piste avec notre 4x4 pendant près d'1 heure, nous nous sommes arrêtés et avons randonné 3h avant de pouvoir découvrir leurs villages hors du temps.

Après une randonnée sous les nuages, la brume laisse finalement apparaître un village Zafimaniry.

La rizière au centre du village.

Poules, cochons, zébus... tout est bon à manger!

Il n'y a pas de cheminée dans ces maisons, la cuisine se fait dans l'unique pièce mais du coup,
la fumée noircit tout à l'intérieur.


Nous sommes ensuite partis plus à l’Est pour découvrir le canal des Pangalanes en pirogue. A travers une ballade d’une journée, nous avons  visité  plusieurs petits villages de pêcheurs.






Tout un art de porter le petit frère sur le dos!



Le canal des Pangalanes longe l'océan mais à cet endroit, baignade interdite à cause
des forts courants qui amènent au large!


Puis, nous sommes revenus sur nos pas pour rejoindre la RN7 en passant par le parc national de Ranomafana, toute une aventure…  On y trouve une végétation abondante car ici, il pleut tout le temps ! Les forêts sont de véritables pharmacies pour les malgaches. Ils trouvent tout ce qu'ils veulent dans les plantes médicinales. Nous avons commencé une petite randonnée dans le parc en début de matinée et puis au bout d’une heure nous avons demandé à notre guide de rentrer. La raison ? Nous avions les jambes remplies de sangsues !

Un lémurien en plein déjeuner



Pour nous réconforter de cette aventure pas très agréable, voici où nous avons passé notre réveillon de Noël. Plutôt chouette comme endroit !  

On s'est fait plaisir pour la nuit de Noël: bungalow sur pilotis. 


En descendant encore vers le sud, nous sommes allés passer quelques jours au parc national de l’Andringitra: un endroit parfait pour faire des randos et du parapente. C’est également un site mondialement connu pour faire de l’escalade. Nous avons tous les deux décidé de faire notre baptême de parapente ici, et il faut avouer qu’on est assez fans !

Notre camp de petits bungalows juste au pied du pic du Tsaranoro. C'est très isolé: l'électricité
est par groupe électrogène, et fonctionne de 18h à 22h. Les randos ici sont magnifiques.

De nouveaux types de lémuriens, ce sont eux les symboles de Madagascar.

Les paysages nous ont fait penser aux vallées de nos Pyrénées.


Premier saut en parapente depuis le pic du Caméléon.


Les rizières, encore et toujours, à tous les repas. 

Des lémuriens amoureux.





Sur la route vers le parc national de l’Isalo, petite crevaison au milieu de nulle part…




Nous voici maintenant dans l’Isalo, un parc beaucoup plus aride rempli de canyons et de piscines naturelles.

On dirait un mini-baobab avec un gros ventre (dixit Max).



Je suis caché!

Troisième espèce de lémurien, un vrai nounours.

Trop bien la baignade après une rando.



Nous avons passé le nouvel an à Tuléar chez des amis, très chouette ambiance lors d’un repas malgacho-camoureno-francais !




Tout au long de notre voyage, on a vraiment bien mangé! On ne s'attendait pas à trouver du foie gras local à rendre jaloux un landais. L'autre découverte, c'est la viande de zébu: excellente. Côté desserts, c'était le plus souvent des fruits de saison (litchis, mangue, bananes, ananas) soit en salade, où flambés au rhum.


Bonne année 2016!

Une petite grotte d'eau douce à quelques kilomètres de Tuléar.


Pour terminer notre circuit vers le Sud, nous avons pris la direction d’Anakao avec un bateau depuis Tuléar. C'est un petit village de pêcheurs, un vrai coin de paradis.

Pour embarquer sans se mouiller, une charrette avec des zébus
 nous emmène sur le bateau. Trop cool.

Toutes les voiles des pirogues sont cousues avec
des morceaux de tissu récupéré. Du vrai patchwork!

Direction l'ïle de Nosy Ve en pirogue de pêcheur. L'après-midi, le vent se lève fort. Pour le retour,
c'était vraiment sport: des creux de vague, besoin de faire contre-poids sur le balancier!

Douche au seau d'eau (douce) dans l'écolodge où nous avons dormi.


Personne à l'horizon. Un vrai paradis.



On espère vous avoir donné envie d’aller visiter ce magnifique pays. Pour nous c’est décidé, on part découvrir le Nord en Octobre 2016 !

Très bonne année à tous et à très vite,

Agathe et Max.