mercredi 15 juin 2016

Deux mois plus tard...



Salut salut !


Le temps passe vite… plus de deux mois que l’on n’a pas écrit sur le blog ! Il faut dire qu’il s’en est passé des choses depuis : Elo nous a rendu visite, s’en suit un séjour éclair en métropole, et Yan et Aurore viennent tout juste de partir après 15 jours passés avec nous. Que de bons moments !

L’année scolaire touche à sa fin, à l’heure où j’écris je suis censée être en cours avec ma classe de 3° mais ce matin, zéro élève présent… Ok le brevet c’est la semaine prochaine mais quand même !

On rentre en France pour 6 semaines le 8 juillet, d’ici là on profite du soleil et du lagon que l’on commence à trouver froid (28 degrés, ça caille !!). On va aussi déménager dans une nouvelle maison à la fin du mois, il nous tarde ! 

Malgré le climat social qui se durcit en ce moment, le bilan de cette année à Mayotte est plus que positif. On rempile donc pour une deuxième année ici à partir de fin Aout, on verra plus tard si on ajoute une troisième année à notre séjour. Nous restons tous les deux dans nos collèges respectifs et c’est super : on connait nos collègues, les élèves, nos installations… tout n’est pas à reconstruire.

Les voyages pour l’an prochain sont programmés : le nord de Madagascar avec un stage de kite-surf et plongées avec les requins baleines à la toussaint, retour en métropole pour les vacances de Noël et voyage en Afrique du sud en mars.  

Comme le dit un proverbe : « Rester c’est exister mais voyager, c’est vivre ». C’est notre philosophie du moment, elle évoluera sûrement avec le temps mais en attendant, on en profite pleinement !


Direction la plage de notre futur chez nous




Elo avec l'îlot Mtsamboro en arrière-plan

îlot Choisil




Mtsangadoua, notre futur village
Les ruines d'une usine sucrière sur la route de Combani
On se croirait pas un peu dans le livre de la jungle?!
Côte ouest = des couchers de soleil magnifiques
Mont Choungui avec Elo

Nico et les tortues de N'gouja


Une belle rascasse volante


Elo en pleine action


Un poisson-ange duc




Avec Yan et Aurore en sortie kayak




En route vers le spot aux bébés requins pointes noires


Lac Dziani avec Yan et Aurore
Nos nouveaux joujous!


Petite session surf à la plage de Moya

La surprise de la journée : cachée sous nos serviettes!




A très vite!


Agathe et Max

dimanche 10 avril 2016

Les joies du lagon



Salut à tous,

Depuis notre retour de Tanzanie, nous avons pu de nouveau profiter du lagon et de ses richesses. A vrai dire, on ne s’en lasse pas ! A Mayotte, la vie et les loisirs tournent autour du lagon car bien qu’il existe pas mal de randonnées à faire, l’insécurité existe sur l’île et les quelques anecdotes d’agressions freinent un peu notre envie d’aller se promener seuls dans la campagne mahoraise… C’est dommage, car les gens qui randonnent ici nous ont fait part de randonnées sauvages et très belles.

Une roussette dans le papayer face à notre varangue : la chauve-souris mahoraise

Un scolopendre dans la maison, l'insecte le plus ignoble de la terre et dont la piqure est TRES douloureuse

28 ans!

 En ce moment sur l’île, c’est la grève générale  depuis une dizaine de jours. Du coup, il y a des barrages tous les jours de la semaine sur les routes ce qui empêche les bus d’amener les élèves au collège, les camions de ravitaillement d’amener les provisions dans les magasins, les gens d’aller au boulot… Ça devient un peu long donc on espère que ça ne va pas durer trop longtemps !
Voici un article pour expliquer  un peu ce qu’il se passe ici :

Malgré tout ça, on arrive quand même à profiter de nos week-end car les barrages sont levés pendant ces deux jours, donc on peut partir de chez nous (le Nord) pour aller voir des amis plus au sud. A ce propos, ici, on nous appelle « les Nordistes » et c’est vrai que ça nous fait un peu tiquer venant du sud de la France !

Voici quelques photos de ces dernières semaines :

Les dauphins s'amusent avec le bateau


Un chirurgien bleu

Les multiples nuances de couleur de l'eau... Avec au loin, le mont Choungui

Elle est dure la vie!


L'îlot de Mtsamboro, en face de chez nous



Des marins d'eau douce...

Sophie, une béarnaise parmi nous !




Une raie manta





Un poisson-coffre

Notre copine Elo arrive mardi chez nous, c’est notre première visite métropolitaine et on compte bien lui montrer les merveilles de Mayotte ! Plongée, kayak, stand-up paddle, sortie bateau pour aller voir les dauphins : qui a dit qu’il n’y avait rien à faire à Mayotte ?!

 
A très vite,

Agathe et Max

dimanche 20 mars 2016

Hakuna Matata!


Coucou !

Voici un petit article pour raconter nos vacances en Afrique : safari  au nord de la Tanzanie et découverte de zanzibar.



C’est très proche de Mayotte (2h45 d’avion). On a commencé directement par le safari, direction le vaste Parc National de Serengeti et le magnifique cratère de Ngorongoro.


Les hippos font la sieste




C’est une bonne période pour y aller car il y a peu de touristes. Le seul souci, c’est la végétation qui est à son maximum : les herbes sont parfois si hautes qu’on loupe plein d’animaux.


Je suis caché!


Un matin, on a pu voir deux guépards en train de scruter l'horizon à la recherche d'un repas... 

Qu'il fait chaud entre midi et 14h. On se tasse sous l'ombre des acacias.

Un troupeau de buffalos



Le léopard, tranquille sur son arbre.

Le même léopard, mais sans le zoom. Trouvez-le!

Le parc du Serengeti est immense (14 700 km2). Il y a des plaines à perte de vue. On peut rouler toute la journée dans des paysages grandioses, et s’arrêter lorsqu’on voit des lionnes, des éléphants, des girafes…




Quand les lionnes se prennent pour des singes.

Lever de soleil sur le Serengeti.


On a loupé la photo, mais quelques instants auparavant, cet éléphant se tenait sur ses deux pattes arrières,
la trompe tendue en l'air pour attraper des feuilles du grand arbre au-dessus de lui!

Les hyènes, moches et solitaires.
On dormait en tente, dans des petits camps. C’était drôle d’entendre en s’endormant le cri des hyènes tout autour du camp.

Notre tente, tout à gauche.



Ensuite, nous avons pris la route pour le cratère de Ngorongoro. C’est à une altitude d’environ 2400m que se trouve ce large cratère de 19 sur 16km. Au centre, on y trouve une petite forêt, un lac et des grandes plaines. De nombreux animaux y vivent et c’est très facile de les regarder évoluer, dans ce cadre merveilleux. On a pour seul regret d’avoir loupé les rhinocéros, qu’on a aperçu de très loin avec les jumelles. La nuit, dans la tente, on s’est surpris à avoir froid… On est trop habitués à Mayotte !


Le cratère de Ngorongoro






Deux mâles, mais sans la crinière. Juste des ados...

Pumba!






Après le Safari, on s’est cogné 11h de bus (c’est long !) pour arriver dans la plus grande ville de Tanzanie, Dar El Salaam, où on a passé la nuit. Le lendemain, on prend le bateau pour Zanzibar !

Cette île est très jolie, les plages de sables blanc et l’eau bleue turquoise laissent rêveurs. On s’est installé sur la côte Est, au village de Jambiani, dans une super petite guest-house avec bungalows au bord de la plage, lits à balancelle sur le sable, un cuisinier extra et peu de monde… parfait.



La sieste.


Les ruines de Jambiani le long de la plage

Une pirogue de pêcheur à double balancier. Sur le sable, on aperçoit de nombreuses algues,
que les habitants ramassent à longueur de journée pour les vendre à l'industrie pharmaceutique.

Sortie en pirogue pour aller mettre la tête sous l'eau vers le corail


C'est à Zanzibar qu'on s'est dit qu'à Mayotte, c'est quand même vraiment plus beau et impressionnant sous l'eau!

Le petit resto où l'on a si bien mangé à Jambiani.



On a souvent rigolé en discutant avec les locaux, quand on leur demandait à quelle période débute la saison des pluies chez eux. Partout, la réponse est la même : c’est le 20 Mars. Pas avant. Ça veut dire que pour eux, le 21 : il pleut !

Après s’être prélassés quelques jours à Jambiani, on part visiter la capitale de Zanzibar, Stone Town, dans laquelle les ruelles étroites dignes d’un géant labyrinthe, permettent de flâner et passer du bon temps.
Pour terminer nos vacances, on est parti s’installer au nord de la côte Est, au petit village de Matemwe. Encore une fois, on y trouve des petits hôtels avec bungalows sur la plage, piscine, et personne ! On discute les prix (c’est l’avantage de la saison creuse) et on opte pour une belle chambre au calme, face à l’océan.


Les lits à balancelles: une invention à ramener à la maison.

C’était vraiment reposant. Par contre, on ne se voit pas passer 15 jours entiers à Zanzibar, à moins de faire le stock de bouquins. On peut vite s’y ennuyer. Il y a peu d’activités possibles, c’est vraiment fait pour ceux qui aiment se prélasser toute la journée sur les plages. Pour ceux qui ont la bougeotte, mieux vaut se contenter de 4/5 jours et d’aller barouder en Tanzanie.

En quittant Matemwe, on a pris un dalla-dalla. C’est un minibus (genre camionnette avec bancs en bois et bâche au dessus de la tête) qui s’arrête dès qu’il y a quelqu’un au bord de la route qui fait signe. Résultat, on s’est retrouvé par moments à plus de 22 personnes dans un dalla-dalla qui contient 10 places. Les hommes chargent des sacs de riz, les femmes donnent leurs bébés qui passent de main en main pour s’installer, les enfants s’endorment sur votre épaule… On est entassés les uns sur les autres, et on roule à fond la caisse jusqu’à la capitale. Heureuse expérience.

Comme dans tous les pays d’Afrique, on est confronté à une extrême pauvreté, qui rend parfois les rapports humains difficiles. En tant que blancs, on représente l’argent. De nombreux rabatteurs peuvent vous harceler pendant de longues minutes pour vous vendre un tissu, une sculpture, ou simplement pour manger. Comme on ne peut pas tout leur acheter, c’est très délicat de dire « non merci » à quelqu’un qui crève la dalle.


Des petites filles qui rentrent de la pêche aux coquillages.

Une course de pirogues à Matemwe

Ça faisait du bien de quitter un peu Mayotte, pour mieux y revenir. C’est toujours aussi plaisant de poser les pieds en Afrique, de voir des animaux hors du commun dans leur habitat naturel, de faire du dalla-dalla, et de lire à l’arrière des voitures « Don’t hurry, you’re in Africa »…

A bientôt !