vendredi 28 octobre 2016

Madagascar, le retour!




Salut,

On vient de rentrer de 15 jours dans le Nord de Madagascar, entre Diégo et l’île de Nosy Komba. Après avoir visité le centre et le sud du pays en Décembre dernier (le long de la fameuse Route Nationale 7), on tenait vraiment à retourner dans ce magnifique pays pour le découvrir un peu plus. On était 3, avec Ivan le frère d’Agathe.
On a commencé du côté de Diégo par un stage de kite surf. Etant donné qu’on en avait jamais fait, on s’est dit « autant apprendre dans un endroit paradisiaque ! ». C’est ainsi qu’on a débarqué sur la baie d’Andovokonko, où il n'y a pas un chat contrairement à celle de Sakalava. Le spot, c’est une plage de sable blanc, de l’eau chaude protégée de la houle par la barrière de corail, et un vent constant. Parfait !

C'est le moment de s'équiper

Max

Les débuts étaient plutôt laborieux. Faire du cerf-volant c’est une chose, en faire dans l’eau avec une planche aux pieds, c’en est une autre ! Tout compte fait, on a réussi à se prendre de belles gamelles : un pied coincé dans la planche, une côte douloureuse, et un morceau de corail planté dans la main après une chute à marée basse (conseil: ne pas faire de kite à marée basse...). Heureusement, c’était pas tout le temps comme ça et on a réussi à se faire bien plaisir, en tirant des « bords », avec la voile « à 14h », et la planche sous les pieds ! Les sensations de glisse sont excellentes. Vivement la prochaine fois.


Agathe

Max


Au départ de la ballade des 3 baies


Ivan

On dormait dans une petite chambre d'hôtel à Ramena, au bord de l’eau. On a vite retrouvé le plaisir de manger les plats délicieux de Madagascar : calamars, poulpe coco, crevettes, langoustes, crabes, viande de zébu, légumes sautés, et bananes flambées au rhum en dessert. Miam ! Malgré tous ces plats alléchants, il faut faire gaffe à ce qu’on mange. Toutes les petites gargotes ne sont pas ultra clean au niveau hygiène, et la tourista n’est jamais bien loin, surtout quand on a un estomac venu tout droit de France. Ainsi, le premier à tomber malade, c’était Ivan. Puis ensuite, ce fut Agathe, qui se croyait assez forte pour manger des crudités, puis enfin, c’était mon tour. Donc leçon à retenir : ne jamais boire l’eau du robinet, et jamais de crudités dans les gargotes !



Au village, match de foot avec des cages de circonstance



A Diégo, nous avons fait un tour au marché, pour respirer l’odeur de la viande étalée sur les tables en bois en plein soleil, sous les mouches qui se battent pour s’y poser la première. On a pu y acheter du bon miel de palissandre et de litchi, du poivre sauvage et des bananes séchées. Pour rentrer, on a choisi le tuk-tuk, très amusant au début, mais qui fait mal aux fesses au bout d’un moment, donc mieux vaut garder ça pour les petits trajets.


Le taxi tuk-tuk

Besoin d'essence

Autre journée agréable, c’est celle passée sur la mer d’émeraude, qui comme son nom l’indique, est assez trouble (jugez sur les photos). On s’y rend en pirogue, le prix est à négocier avec les pécheurs de Ramena. On tend les voiles, on attend que la marée soit bonne, et c’est parti pour une heure de bateau, jusqu’à une toute petite île de sable blanc, où on y mange du poisson grillé avec du riz blanc. Après la sieste, un peu de PMT (palmes-masque-tuba) et on retourne sur la pirogue en regardant avec envie ceux qui font du kite-surf.





En route sur la mer d'émeraude

La mer d'émeraude, une magnifique balade en pirogue à voile




Après une bonne semaine de kite surf, il est temps de quitter la région de Diégo pour se rendre en taxi au port d’Ankify et atteindre la petite île de Nosy Komba, où l’on se déplace sans moteur. Sur le (long) trajet parsemé de trous, de villages et de zébus qui traversent la route, on a fait une petite halte au Parc des Tsingy rouges, dont les couleurs rappellent la côte Ouest de l’Australie.


Les poulets sont vivants! et à l'arrière, un jacque (gros fruit des régions tropicales)


Notre chauffeur nous parle un peu de son métier. En temps normal, il est chauffeur de tuk-tuk à Diégo toute l’année. Avant, il était chauffeur de taxi en voiture, mais le tuk-tuk est plus rentable, car il consomme moins d’essence. Son tuk-tuk ne lui appartient pas, comme pour les tireurs de rickshaw dans la cité de la joie. Ainsi, sa journée commence par devoir gagner les billets qu’il mettra pour l’essence. Ensuite, ceux qu’il donnera au propriétaire du tuk-tuk, qui lui reversera son salaire. Il gagne 5000 ariary par jour (environ 1.42 euros), ce qui lui permet de faire un salaire d’environ 150 000 ariary à la fin du mois (un peu moins de 45 euros par mois). On est tellement loin de cette somme avec nos salaires français, notre coût de la vie, nos gaspillages, nos désirs jamais comblés. Tout en sachant qu'il fait partie des malgaches qui s'en sortent bien.
En gardant le sourire, il nous parle en roulant à 120km/h dans des routes pleines de trous, et nous raconte qu’il a droit au demi-tarif chez le coiffeur, car il n’a plus de cheveux sur le sommet du crâne, seulement autour. Ainsi, il paye 1500 ariary au lieu de 3000 (85 centimes d’euros). Je ne me sens pas concerné, j’ai encore plein de cheveux, mais j’ai jamais entendu de demi-tarif en France !!!

Le parc des Tsingy rouges


Un orgue naturel!





Une fois arrivés sur l’ile de Nosy Komba, on s’installe dans de superbes bungalows au bord de la plage. On y retrouve les copains de Mayotte : Quentin, Solène, Mika et leur pote Joss. C’est à cet endroit que chaque année, les requins-baleine font une halte dans leur migration, et il est possible de nager avec eux. C’était le rêve d’Agathe depuis l’Australie, on ne l’avait pas fait à l’époque. Après une journée de recherche infructueuse (c’est le début de la saison et il y en avait peu), le rêve se réalise. Se mettre à l’eau avec un poisson aussi gros, c’est incroyable ! C’est le plus gros poisson du monde, il peut atteindre 12m. Le nôtre est un petit, il fait environ 6m. Bien qu’étant un requin, il est inoffensif, il mange du plancton et des petits alvins. On peut donc nager à la surface avec lui à condition d’avoir la forme, car il va vite le bougre.



Quentin, avec le requin-baleine



Solène



A Nosy Komba, la vie est douce. On se repose, on bouquine, on joue de la gratte, on se promène dans le village, et on mange encore et encore les bons plats malgaches.


Dans le village de Nosy Komba

par la fenêtre d'une petite bicoque

Les nappes brodées à vendre

Les grosses tortues vertes qui broutent sur l'herbier toute la journée

On est allé faire une journée avec 2 plongées sur l’île de Tani Keli. C’est magnifique, le tombant offre des paysages différents de ce que l’on trouve à Mayotte, et les poissons y sont plus gros.

Plongée sur le site superbe de l'Ile de Tani Keli

Agathe

Les étoiles de mer dodues

Un gros mérou marbré brun (merci Mika pour le nom!)

Une raie pastenague




Un poisson crocodile qui se croit camouflé

Max


Toutes les bonnes choses ont une fin. Après 15 jours dans le Nord de Madagascar, il est temps de reprendre l'avion pour rentrer à la maison et reprendre le boulot. Snif.
Dernier repas tous ensemble avant le retour à Mayotte

dimanche 4 septembre 2016

Mayotte en vidéo




Après quelques heures de montage, la vidéo est prête!

1 an de notre vie à Mayotte résumé en 6min de vidéo. Dur dur de donner un aperçu de la vie dans l’Océan indien. Il manque encore plein de baleines, de tortues, de voyages. C’est pas fini, la vie continue !

dimanche 28 août 2016

De retour à Mayotte !



Coucou,

Nous re-voilà dans l’hémisphère sud depuis une semaine. Premières impressions en prenant la route pour aller chez nous depuis l’aéroport : « mais quelle est belle notre île ! » On l’aurait presque oublié… 
Après 6 semaines  passées en métropole, on a bien rechargé les batteries et nous sommes prêts à commencer une nouvelle année scolaire (la galère des prénoms inconnus à apprendre reprend par la même occasion !).
Se retrouver dans notre nouveau petit chez nous fait du bien,  on pourrait passer des heures sur notre terrasse à bouquiner ou simplement admirer le lagon en quête d’un saut de baleine (qui sait ?). Une chose est sûre, la vie occidentale est beaucoup plus speed est stressante qu’ici ! Nos petites habitudes reprennent donc entre voulés (= barbecues), sorties paddle ou bateau et petits repas entre amis.

Sur la terrasse de notre nouvelle maison. Cette vue, on ne l'aura qu'une fois dans notre vie!

En face de notre terrasse, on aperçoit l'île d'Anjouan qui appartient également à l'archipel des Comores

Et à droite, l'îlot de Mtsamboro

Et là, on peut observer le spot de surf, toujours depuis la terrasse

Au mois, de Juin, nous avions fait un bivouac dans le sud de l’île avec le club d’astronomie de Mayotte pour observer les étoiles.  On s’était retrouvé avec quelques amis pour partager ce moment. Au programme, rando pour aller à la plage de Sazilé (la plage des baobabs), montage du camp, émergence de tortues, slack-line, voulé et observation des étoiles une fois la nuit tombée. C’était magique !  

Sophie à côté d'un des nombreux baobabs sur la randonnée qui mène à la plage de Sazilé


Comme l'impression d'être minuscule!


Solène en plein apprentissage!



"SALUT !"

"on part se baigner avec les copines!"

Les garçons préparent le voulé

Au menu: thon rouge mariné et pommes de terre à la braise

Lever de soleil sur Sazilé

Au mois de Juin à Mayotte, tout le monde met sa petite laine le matin... Il doit bien faire... euh...24!
Max est en train de monter une vidéo sur notre première année passée ici, ce sera pour un prochain article…

A très vite,

Agathe et Max.